Contrôle des chômeurs: Macron dans les pas de Sarkozy
CHÔMAGE - Libérer, contrôler... Le refrain du durcissement des sanctions contre les chômeurs insuffisamment actifs dans leurs recherches d'emploi fait son grand retour. Conformément aux engagements de campagne du candidat d'En Marche!, le gouvernement envisage notamment de réduire "de 50% pour une durée de deux mois" les allocations des demandeurs d'emploi refusant une formation ou deux offres de travail jugées raisonnables.
Bien avant sa candidature à la présidence de la République, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, avait soutenu dès septembre 2014 l'idée d'un renforcement du contrôle des chômeurs. "Il est normal qu'il y ait des pratiques de contrôle, c'est ce que veulent tous les Français", avait-il réagi après les propos de son collègue François Rebsamen, ministre du Travail à l'époque, qui demandait à Pôle Emploi de "renforcer les contrôles" sur les chômeurs "pour vérifier qu'ils cherchent bien un emploi".
Ce mercredi 27 décembre, le président Macron a défendu au micro de LCI le renforcement des contrôles effectués par Pôle emploi. L'argumentaire présidentiel ressemble beaucoup à celui de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé des mesures similaires en avril 2011, comme le montre notre montage vidéo ci-dessus: rendre d'abord hommage à l'honnêteté de l'immense majorité des demandeurs d'emploi, puis insister sur les promesses à tenir, avant de souligner les efforts consentis en matière de formation professionnelle afin de justifier auprès de l'opinion publique des mesures aux effets contestés.
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