En Europe, les filles moins fortes dans les filières scientifiques ? Ce que révèle une étude
Dès le cours préparatoire (CP), des inégalités d’apprentissage se forment entre les garçons et les filles. La dernière édition de l’étude Timss qui évalue les résultats des écoliers de CM1 et de 4e en maths et en sciences démontre ainsi un écart qui s’accentue entre garçons et filles dans les matières scientifiques. Toute l’Europe est touchée dans une certaine mesure mais le phénomène est particulièrement prégnant en France : non seulement les scores moyens des écoliers français sont en deçà de ceux de nos voisins, mais l’écart entre le score des garçons et celui des filles est parmi les plus élevé du monde.
Ces disparités précoces entraînent des inégalités à l’âge adulte : dans certains pays européens comme l’Allemagne, la Belgique ou l’Autriche, moins de 30 % des femmes diplômées du supérieur l’ont été dans un domaine scientifique. Du côté des meilleurs élèves, on retrouve la Pologne, la Roumanie ou encore le Liechtenstein qui a largement investi dans la numérisation des écoles et l’enseignement des bases informatiques dès le plus jeune âge.
Réduire ce retard des écolières dans les domaines scientifiques est déterminant. En effet, les pays ou l’écart est le moins important dans les résultats de l’étude Timss sont aussi souvent des pays qui obtiennent les scores globaux élevés.
Pour tenter de remédier à cette situation, de nombreux organismes ont pris des initiatives. En Pologne par exemple, l’organisation non gouvernementale Perspektywy a créé le programme "Girls As Engineers !" qui parraine environ 200 000 lycéennes et étudiantes et les invite à participe à diverses activités. La Commission européenne finance des formations spécifiques via le programme "Girls Go Circular" tandis que le ministère de l’Education français a adopté en mai dernier, plusieurs mesures pour lutter contre les stéréotypes de genre et encourager les jeunes filles à poursuivre des études scientifiques. Ce plan, sobrement baptisé "Filles et maths" a été déployé dans les économies volontaires en cette rentrée 2025. Une généralisation est prévue à la rentrée 2026.