Un peu moins d'un Français sur deux soutient le mouvement du 10 septembre
A la veille du vote de confiance qu'il a convoqué et de sa chute plus que probable, François Bayrou achève dimanche sa tournée médiatique sans se faire d'illusion, alors qu'Emmanuel Macron est déjà en quête de son successeur, sous la pression des oppositions.
Des appels à la grève ont été lancés pour mercredi par plusieurs syndicats notamment dans les transports et les hôpitaux, et d'autres actions annoncées dont certaines rappellent celles des Gilets jaunes, avec des blocages d'axes routiers ou des sabotages de radars ou de distributeurs de billets.
Un peu moins d'un Français sur deux soutient le mouvement du 10 septembre
Un peu moins d'un Français sur deux (46%) soutient le mouvement appelant à "bloquer" le pays le 10 septembre, tandis que 28% y sont opposés et 26% indifférents, selon un sondage publié par la Tribune Dimanche. La première raison pouvant expliquer ce mouvement serait par ailleurs "la baisse du pouvoir d'achat", selon cette étude Ipsos-BVA-CESI (école d'ingénieurs) réalisée du 3 au 4 septembre auprès d'un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Les sympathisants de gauche soutiennent massivement (à 73% pour LFI, 67% pour les écologistes et 61% pour le PS) ce mouvement né sur les réseaux sociaux, et dans une moindre mesure (à 58%) ceux du Rassemblement national, selon l'enquête. A l'inverse, le mouvement est rejeté à 73% par les sympathisants Renaissance-Horizons-Modem et à 57% par les LR.
Par catégories d'âge, seuls les 60 ans et plus récusent majoritairement l'appel à tout bloquer et ses initiatives hétéroclites.
"Si la gauche est à Matignon, la droite sera dans l'opposition", prévient LR
"Si la gauche est à Matignon, la droite sera dans l'opposition", a prévenu samedi le secrétaire général de LR Othman Nasrou, tentant de mettre un terme aux récentes déclarations contradictoires des dirigeants du parti. "Il n'y aura pas d'assentiment de notre part", a affirmé le responsable des Républicains devant près de 2.000 personnes réunies à Port-Marly (78) pour la rentrée politique du parti, assurant que la gauche française "est la plus rétrograde d'Europe" et reprochant au PS ses liens avec LFI. Othman Nasrou n'a toutefois pas précisé si cette prise de position était synonyme de censure automatique d'un Premier ministre socialiste.
Le secrétaire général du parti a tenté ainsi de resserrer les rangs après une semaine marquée par des déclarations cacophoniques des responsables LR à l'approche du vote de confiance de lundi, dont celle du patron des députés Laurent Wauquiez qui a provoqué une polémique interne en assurant que la droite ne censurerait "ni un gouvernement PS, ni un gouvernement RN".