La ville d’Uvira, dans le Sud-Kivu, a connu dimanche 7 septembre le sixième jour consécutif de « ville morte » décrétée par les groupes armés Wazalendo, soutenus par une partie de la société civile. Ils exigent le départ du commandant adjoint de la région militaire, qu’ils accusent de proximité avec l’AFC/M23 et dont il aurait échoué à stopper l’avancée. Cette crise est l’exemple de l’équilibre délicat que Kinshasa doit trouver, entre la primauté de l’armée et le poids des Wazalendo dans cette région, pourtant l'Armée et ces groupes sont partenaires dans la lutte contre AFC/M23.