Impact du CO2 sur le climat : sept vérités
Il y a quelques semaines, vous avez pu lire l’analyse que notre collaborateur Pascal Iris a faite du rapport (commandé par le Département américain de l’Energie, le DOE) consacré à l’impact du CO2 sur le climat américain. L’un de ses auteurs, Steven E. Koonin, ancien conseiller climat du président Obama, est bien connu de nos lecteurs. L’IREF a été parmi les tout premiers à mentionner ses publications et son combat pour la vérité sur le climat et le réchauffement climatique. Dans son dernier article, il revient sur ce travail qu’il a effectué en collaboration avec quatre autres scientifiques et qui est « libre de toute influence politique, ce qui constitue une rupture avec les évaluations précédentes ». Leur rapport, insiste-t-il, « remet en question l’idée répandue selon laquelle les émissions de gaz à effet de serre constituent une menace sérieuse pour l’Amérique ». Il s’appuie sur des études climatiques des Nations Unies et des États-Unis, sur de nombreuses recherches évaluées par des pairs et sur de nombreuses observations. En voici, résumées, les principales conclusions.
- Des niveaux élevés de CO2 favorisent la croissance des plantes, contribuant ainsi au verdissement de la planète et à l’augmentation de la productivité agricole.
- Des modèles climatiques fournissent des indications limitées sur la réponse du climat à la hausse des niveaux de dioxyde de carbone. Des modèles trop simples, utilisant souvent des scénarios extrêmes, ont exagéré les projections et les conséquences du réchauffement futur.
- Les données agrégées sur le territoire continental des États-Unis ne montrent aucune tendance d’aggravation significative à long terme des phénomènes météorologiques extrêmes. Les prédictions catégoriques sur une augmentation de la fréquence ou de l’intensité des ouragans, des tornades, des inondations et des sécheresses en Amérique ne sont pas corroborées par les données historiques.
- Bien que le niveau mondial de la mer ait augmenté d’environ 20 cm depuis 1900, les données agrégées ne montrent pas non plus une accélération à long terme qui serait due au réchauffement climatique.
- La variabilité naturelle du climat, les limites des données et les déficiences des modèles compliquent les efforts visant à attribuer des changements climatiques spécifiques ou des événements extrêmes aux émissions anthropiques de CO2.
- L’utilisation des termes « existentiel », « crise » et « urgence » pour décrire les effets projetés du réchauffement climatique d’origine humaine sur l’économie américaine est peu corroborée par les données.
- Des politiques trop agressives visant à réduire les émissions pourraient faire plus de mal que de bien en augmentant le coût de l’énergie et en dégradant sa fiabilité. Même les réductions les plus ambitieuses des émissions américaines n’auraient que peu d’effet direct sur les émissions mondiales et un effet encore plus faible sur les tendances climatiques.
Les politiques climatiques, écrit Koonin en conclusion, doivent « mettre en balance les risques liés au changement climatique et les coûts, l’efficacité et les effets collatéraux des mesures que l’on prend. » Il faut en finir avec l’hystérie climatique.
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