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Avec ou sans François Bayrou, il est urgent d’agir sur nos déficits, par Nicolas Bouzou

Rien n’arrêtera l’augmentation de notre dette publique rapportée aux revenus de notre pays, le fameux ratio dette/PIB, si ce n’est une action volontariste forte pour réduire le déficit budgétaire. On peut faire tomber les gouvernements, stigmatiser les milliardaires, les boomers ou les immigrés, accuser la droite, la gauche, le centre, la gauche de droite ou, plus courant en France, la droite de gauche, l’arithmétique est implacable : notre dette s’inscrit désormais sur une trajectoire insoutenable si rien n’est fait.

Pour le comprendre, un petit rappel est nécessaire. Le processus d’endettement public rapporté au PIB devient explosif quand les taux d’intérêt sur la dette deviennent supérieurs à la croissance des revenus, c’est-à-dire à la somme de l’augmentation du PIB et de l’inflation. En France, la croissance de l’économie est de l’ordre de 1 % par an et l’inflation de 2 %. La maturité de la dette est légèrement supérieure à 8 ans. Regardons le taux d’intérêt à 10 ans qui est la référence : il est, à l’heure où j’écris ces lignes, de 3,5 %. Soit un taux supérieur à 2 % + 1 %. La trajectoire de notre dette est donc alarmante, avec ou sans François Bayrou, avec ou sans Emmanuel Macron. Il faut donc se saisir à bras-le-corps du sujet, au-delà des slogans du style "On va tout bloquer" ou "le plan Bayrou est un concentré de souffrance sociale".

La macroéconomie mondiale a changé

Revenons sur ces taux d’intérêt à 3,5 %. Il y a dix ans, ils étaient inférieurs à 1 % et, il y a cinq ans, ils étaient même négatifs. Dans ces conditions, s’endetter ne présentait pas de risque. A la limite, quand les taux sont négatifs, ce qui était le cas pendant le Covid, refuser de s’endetter et ne pas protéger les entreprises aurait été une faute. La France a eu bien raison de mettre en place son "quoi qu’il en coûte". Le malheur, c’est qu’elle a oublié d’y mettre fin, alors même que les grands équilibres avaient complètement changé.

Jusqu’à un passé récent, la macroéconomie mondiale était caractérisée par un excès d’épargne sur l’investissement. En clair, les Chinois qui préparaient leur retraite, les Indiens qui s’enrichissaient, les Saoudiens qui touchaient la rente pétrolière, tous avaient beaucoup d’argent à mettre de côté, argent qui était en grande partie placé en dettes souveraines. Ainsi, quand la France, ou un autre pays considéré comme sûr, émettait des obligations sur les marchés financiers, elle n’avait strictement aucune difficulté à lever des milliards d’euros aux conditions qui étaient les siennes, à savoir des taux extrêmement faibles.

Malheureusement pour nous, cette configuration s’est inversée. Aujourd’hui, c’est l’investissement mondial qui est supérieur à l’épargne. Les Etats consacrent des montants massifs à la transition énergétique, la défense et l’intelligence artificielle. Le meilleur exemple est donné par l’Allemagne dont le déficit public pourrait dépasser 5 % du PIB cette année en raison de son nécessaire réarmement. Une révolution dans ce pays géré pendant des décennies avec une rigueur toute protestante.

Partout ou presque, les Etats s’endettent plus cher

Parallèlement, le ralentissement de la croissance dans les pays émergents et la relative décrue des cours du pétrole ont affecté les revenus, et donc l’épargne, dans une large partie du monde. Moins d’épargne, davantage d’investissements : la loi de l’offre et de la demande fait son œuvre. Partout, ou presque, sur la planète, les taux d’intérêt remontent. Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Japon, Allemagne, France : tous ces Etats s’endettent plus cher, surtout sur des échéances longues comme en témoigne la flambée des taux sur les émissions à trente ans. Des facteurs périphériques, comme la remise en cause de l’indépendance de la Fed par Donald Trump, alimentent aussi la hausse des taux. Seule la Suisse semble encore échapper à ce phénomène.

Il y a dix ans, les banques centrales seraient sans doute intervenues en pareil cas, pour acheter massivement des obligations de leurs pays respectifs et faire baisser les taux d’intérêt. Mais elles semblent plus précautionneuses aujourd’hui et interviennent moins, de peur d’alimenter l’inflation. Les Etats se retrouvent face à la vérité financière : s’endetter est de nouveau coûteux. Et, pour la France, très coûteux car notre croissance est faible. Réduire les déficits n’est pas une option mais une nécessité pour protéger l’avenir de notre pays. Sur ce point, François Bayrou n’avait pas tort.

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