Après la frappe d’Israël sur Doha, le Qatar veut que Benyamin Netanyahou soit "traduit en justice"
C’est un nouveau coup dur pour les otages israéliens. Alors que le président Emmanuel Macron a reçu mercredi 10 septembre les familles des personnes encore détenues à Gaza, le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a affirmé le même jour que son homologue israélien, Benyamin Netanyahou, avait "tué tout espoir" de libérer les otages à Gaza, après l’attaque israélienne contre des chefs du Hamas à Doha. "J’ai réfléchi à l’ensemble du processus [de cessez-le-feu] ces dernières semaines, et je me suis dit que Netanyahou ne fait que nous faire perdre notre temps", a-t-il déclaré, estimant que ce dernier devait être traduit en justice.
Les infos à retenir
⇒ Le Qatar demande que Benyamin Netanyahou soit traduit en justice
⇒ L’OMS affirme vouloir rester dans la ville de Gaza
⇒ L’armée israélienne a intercepté un missile tiré depuis le Yémen
Le Qatar veut que Benyamin Netanyahou soit "traduit en justice" et reconsidère sa médiation
Le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a affirmé mercredi que son homologue israélien, Benyamin Netanyahou, devait être traduit en justice après l’attaque israélienne contre des chefs du Hamas à Doha mardi, estimant que celle-ci avait "tué tout espoir" de libérer les otages à Gaza.
Benyamin Netanyahou avait pourtant mis en garde les autorités qataries : "Je dis au Qatar et à toutes les nations qui hébergent des terroristes : vous devez soit les expulser, soit les traduire en justice. Parce que si vous ne le faites pas, nous le ferons", avait-il assuré. Doha a néanmoins indiqué qu’elle "réévaluait tout" concernant son rôle de médiateur dans les pourparlers - jusqu’à présent infructueux - en vue d’un cessez-le-feu dans le conflit provoqué par l’attaque du Hamas le 7 octobre.
Ce bombardement sans précédent, qui aurait raté ses cibles selon le Hamas, a aussi suscité une rare réprimande du président américain Donald Trump, allié du Qatar, qui a dit en être "très mécontent".
L’OMS souhaite rester dans la ville de Gaza
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé mercredi qu’elle allait rester dans la ville de Gaza, en dépit des appels d’Israël pour que les habitants évacuent le principal centre urbain du territoire palestinien. "Aux civils de Gaza : l’OMS et ses partenaires restent dans la ville de Gaza", a indiqué l’organisation sur le réseau X, alors que l’armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses bombardements et opérations terrestres dans la ville de Gaza, qu’elle présente comme le dernier grand bastion du mouvement islamiste.
L’OMS a indiqué être "consternée" par l’ordre d’évacuation israélien, indiquant que la "soi-disant zone humanitaire désignée par Israël dans le sud […] ne dispose ni de la taille ni de l’envergure des services nécessaires pour soutenir les personnes déjà présentes, et encore moins les nouveaux arrivants". L’agence a ajouté que près de la moitié des hôpitaux qui fonctionnent encore se trouvent dans la ville de Gaza, et que le système de santé "ne peut se permettre de perdre aucun de ces établissements restants".
Un nouveau missile houthi intercepté après les frappes sur le Yémen
"Un missile tiré depuis le Yémen a été intercepté par les forces aériennes israéliennes", a déclaré jeudi l’armée israélienne sur Telegram, après qu’Israël a affirmé la veille avoir frappé des "cibles militaires" houthies dans la capitale Sanaa et dans la province de Jawf (nord).
Au total, 35 morts et 131 blessés sont à déplorer selon le porte-parole du ministère de la Santé houthi, Anees Alasbahi, bien que le décompte ne soit pas définitif. L’armée israélienne affirme avoir frappé des "camps militaires où des membres du régime terroriste avaient été identifiés, le siège des relations publiques militaires des Houthis et un site de stockage de carburant".