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L’inquiétant retour de la "guerre" sur le fronton du Pentagone

La vidéo a été épinglée en haut du compte de Pete Hegseth sur le réseau social X. Un employé du Pentagone en chemisette enlève la plaque de cuivre de la porte du bureau du Secrétaire à la Défense. Puis un autre en pose une nouvelle qui conserve le nom de l’ancien polémiste de Fox News, en indiquant dorénavant qu’il est "Secrétaire à la Guerre". Ce changement de titre est intervenu le 5 septembre, juste après la signature d’un décret présidentiel par Donald Trump, en direct à la télévision, à la Maison-Blanche.

"Les mots comptent", a justifié Hegseth, une mini-bannière étoilée dans sa pochette de veste, assurant que la nouvelle entité "va se battre pour gagner, et non pour ne pas perdre", qu’elle va "attaquer, pas seulement défendre" avec "des guerriers" plutôt que "des défenseurs". Comme autre argument, Donald Trump a mis en avant que les Première et Seconde Guerre mondiales avaient été remportées sous cet intitulé, instauré par George Washington, "avant que nous virions woke [sic] et que nous changions de nom pour département de la Défense".

Le nouveau rapport décomplexé avec les armées

S’il doit encore être avalisé par une loi au Congrès, ce retour en arrière dépasse le simple "coup de com", tel que les affectionne la mouvance d’extrême droite MAGA. Il symbolise le nouveau rapport décomplexé de la Maison-Blanche à l’usage des armées. Il vient saper, au passage, l’image de garant de la sécurité internationale que les Etats-Unis se sont forgé, après la victoire sur le nazisme et l’expansionnisme japonais, à leur grand profit.

Le département de la Défense, instauré en 1949 par la fusion de ceux de la guerre et de la marine, avait été pensé comme un instrument de la nouvelle stratégie américaine, tournée vers les alliances avec ses partenaires (l’Otan est née la même année) et la dissuasion vis-à-vis de ses adversaires, grâce aux armes atomiques. Les instigateurs de ce choix n’avaient rien de "woke". Il s’agissait d’Harry S. Truman, le président ayant autorisé le bombardement nucléaire de Hiroshima et Nagasaki, ainsi que les généraux George Marshall et Dwight Eisenhower, les deux grands stratèges du succès éclatant des Etats-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale.

Ce changement ne donc peut qu’inquiéter les Européens. "Certains alliés l’interpréteront comme un abandon par l’Amérique de la défense collective au profit d’un combat unilatéral, tandis que d’autres mettront en doute le sérieux et le jugement de Washington face aux défis sécuritaires auxquels ils sont confrontés ensemble", pointe dans une note Walter Ludwig, du groupe de réflexion Royal United Services Institute. "Cela offre même aux adversaires de l’Amérique une victoire facile en matière de propagande, leur permettant de présenter Washington comme agressif plutôt que protecteur." Du pain bénit pour la Chine, dont l’objectif est de remettre en cause l’hégémonie américaine.

Cette approche plus agressive de l’administration Trump s’est illustrée dans deux récents épisodes. D’abord fin juin, lors des frappes aériennes sur un site nucléaire iranien. Puis début septembre, avec la destruction, non loin des côtes vénézuéliennes, par un missile, d’un bateau transportant onze membres présumés d’un groupe de narcotrafiquants. La lutte contre les cartels est présentée comme l’urgence militaire du moment. En plus d’une dizaine d’avions de combat F-35 à Porto Rico, Donald Trump a déployé en mer des Caraïbes une escadre comptant un sous-marin nucléaire d’attaque, des avions patrouilleurs et trois navires de guerre, dont l’un est spécialisé en assaut amphibie, l’USS Iwo Jima. Lors d’une visite à son bord, Pete Hegseth a salué la lutte de ses marins contre des trafiquants "empoisonnant les Américains".

De fait, la "guerre" au frontispice du Pentagone a, pour l’heure, davantage trait à des considérations nationales qu’à des ambitions impériales. "La sécurité intérieure est clairement la priorité absolue de cette administration", confirme Tara Varma, chercheuse française détachée au groupe de réflexion Brookings. Des soldats ont ainsi été envoyés dans les rues de Los Angeles, contre l’avis des autorités locales. D’autres pourraient l’être dans de grandes villes démocrates accusées de mauvaise gestion en matière de criminalité. "Chicago va comprendre pourquoi ça s’appelle le département de la guerre", a annoncé Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le président menace également de maintenir le déploiement de la garde national à Washington "aussi longtemps qu’il le voudra", en déclarant l’état d’urgence. L’instrumentation de l’armée n’en est qu’à ses débuts.

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