De l’affaire Kirk à l’affaire Kimmel : comment l’Amérique oublie ses valeurs
L’assassinat de Charlie Kirk a tristement donné une occasion de plus à la gauche américaine de se couvrir de honte. Dans le même temps, Donald Trump a récupéré l’occasion pour intensifier sa croisade contre les médias qui le détestent, au point d’alarmer à raison les conservateurs du Parti républicain attachés aux valeurs américaines.
Le niveau de haine entre le camp des MAGA et celui de la presse de l’establishment a encore grimpé d’un cran. Jimmy Kimmel, pseudo-amuseur, depuis 22 ans, sur la chaîne ABC (groupe Disney) avec une émission tardive fédérant une jeune audience déclinante, a battu les records de mauvais goût en ridiculisant le deuil de millions d’Américains appartenant au monde MAGA. Mais comme il est de gauche, il a naturellement tous les droits.
Disney dans un premier temps a suspendu son émission, avant de la rétablir quelques jours plus tard. La décision a été prise par Bob Iger, le patron du groupe et Dana Walden, co-présidente de Disney Entertainment, qui se trouve être la meilleure amie de Kamala Harris, vice-présidente malheureuse de Joe Biden, battue aux élections par Donald Trump il y a bientôt un an.
Les propos de « l’humoriste » sur Charlie Kirk
« Nous avons touché un nouveau point le plus bas au cours du week-end avec le gang MAGA qui essaye désespérément de caractériser le gamin qui a assassiné Charlie Kirk en évitant de dire qu’il était l’un des leurs » a dit le 15 septembre l’infaillible Kimmel, avant d’ajouter que Donald Trump porte le deuil de Kirk « comme un enfant de quatre ans pleure un poisson rouge ». Voilà ce qu’est l’humour pour la gauche américaine.
On imagine les hurlements de ces chantres de la démocratie, de l’humanisme et du bon goût, si une personnalité MAGA avait traité ainsi des millions d’Américains de gauche, traumatisés par l’assassinat de l’un des leurs. Dans la « cancel culture » qui dicte la morale des démocrates et de la presse à leurs ordres, il est interdit de pleurer l’assassinat d’un père de famille qui a œuvré avec courage pour porter la contradiction sur les campus américains contrôlés par les bien-pensants depuis des lustres.
Les leaders démocrates ont pris fait et cause pour Jimmy Kimmel. Il est plus important pour eux de défendre celui que Donald Trump veut faire taire, plutôt que de reconnaître qu’il y a des moments où le respect des morts doit passer avant le combat politique.
Quant à cette presse, si prétentieuse dans son affirmation incessante qu’elle incarne la démocratie et les valeurs fondamentales de la liberté, elle ne nous a toujours pas expliqué pourquoi elle ne nous avait jamais parlé de Charlie Kirk du temps où il était vivant.
Comment la presse bien-pensante élude les faits
La réponse est simple : les journalistes bien-pensants ne parlent que de ce qui abonde dans le sens de leur discours. Nous savions tout du combat de la chanteuse Taylor Swift pour faire gagner Kamala Harris. Mais nous n’avions pas le droit de savoir que pendant ce temps, Charlie Kirk osait prendre la parole sur les campus occupés par une jeunesse dorée progressiste, coiffée de keffieh, pour leur prêcher les valeurs du travail, de l’initiative, de la responsabilité, de la famille traditionnelle et du respect du drapeau américain.
Charlie Kirk a fait voter MAGA des millions de jeunes intimidés jusqu’alors par la parole officielle du monde académique. Il ne fallait pas que cela s’ébruite. Personne dans cette presse vendue à la propagande démocrate, ne s’est jamais excusé pour avoir – une seconde fois – fait croire que Donald Trump ne pouvait pas gagner. Ironie tragique : l’assassin de Charlie Kirk aura fait plus pour révéler l’ampleur de son œuvre, que dix années de prétendue couverture de l’actualité politique par des activistes démocrates déguisés en journalistes.
La gauche a une méthode éprouvée, fidèlement suivie par les bons journalistes héroïques, du New York Times à l’AFP, pour cacher la vérité dans des circonstances qui, factuellement, lui sont défavorables. Exemple : un immigrant sans papier, au volant d’une voiture, fonce dans une foule dans le but manifeste de tuer. Le journaliste progressiste écrira : «Une voiture fonce sur la foule ». Hop ! Le conducteur est effacé du récit.
Le tueur n’est pas le vrai coupable. Pour les bien-pensants, c’est MAGA qui a assassiné Charlie Kirk
Dans l’affaire Kirk, la même méthode est appliquée : la culpabilité du tueur n’est pourtant pas discutable. Pourtant le vrai coupable qui intéresse exclusivement le journaliste correct est… « le climat de violence dans le débat politique ». C’est tellement pratique ! L’auteur de l’assassinat n’est pas l’homme arrêté par la police, qui vivait avec un transgenre en transition. Le vrai coupable, c’est « le climat de violence ». Et dans la phrase suivante, revient l’argument imparable : Trump et les MAGA sont responsables de ce climat. Le tour est joué. Ceux qui ont tué Kirk sont en fait des MAGA. C’est littéralement ce qu’a dit Jimmy Kimmel à l’antenne.
Comment s’étonner que l’audience des médias traditionnels plonge ? Comment refuser d’admettre que la presse écrite américaine, à l’exception du Wall Street Journal, soit devenue une caricature prétentieuse et sentencieuse ?
Si seulement Trump pouvait aussi se taire…
Dans les heures qui ont suivi l’assassinat de Charlie Kirk, les MAGA auraient pu – auraient dû – se taire et prier : la grossièreté insultante de leurs adversaires aurait suffit à légitimer leur cause. Leur deuil et leur tristesse auraient forcé le respect. Hélas, Donald Trump ne sait pas se taire. Il ne connaît pas le sens de la mesure. Dans le but de récupérer la controverse, il redouble donc d’efforts et de menaces de censure envers cette presse qu’il exècre.
Le patron de la Federal Communications Commission (FCC), acquis à la cause MAGA, menace de retirer à ABC sa licence de télévision. Donald Trump, avec une violence contre-productive, fait monter la pression judiciaire et réglementaire sur tous les médias qui osent dire du mal de lui. Lorsque le sénateur républicain texan, Ted Cruz, et les éditoriaux du Wall Street Journal (propriété de Rupert Murdoch) s’alarment de ces attaques trumpistes sur la libre parole, le camp MAGA lui aussi fait de son mieux pour ressembler à une caricature. Disney a certes le droit de suspendre un comique qui oublie d’être drôle et incarne l’aspect le plus vil de l’activisme gauchisant. Par leur bêtise et leur méchanceté, les MAGA ont hélas légitimé leurs adversaires de la gauche manichéenne. Et Jimmy Kimmel se retrouve lamentablement du côté noble de la libre expression, alors qu’il ‘en est initialement le fossoyeur.
L’article De l’affaire Kirk à l’affaire Kimmel : comment l’Amérique oublie ses valeurs est apparu en premier sur Contrepoints.