L’OM renverse Strasbourg et prend la tête
Le message de Roberto De Zerbi était très clair, depuis lundi soir, dans le prolongement d’une victoire euphorique contre le rival parisien (1-0) : ce déplacement à Strasbourg était bien le match le plus important de la semaine.
Un vrai test contre une formation alsacienne co-leader de Ligue 1 au côté de l’AS Monaco. Parce que les Marseillais n’étaient pas outsiders mais favoris, déjà, et parce que la jeune formation de Liam Rosenior avait douché son enthousiasme en la faisant chuter après un succès à Lyon, il y a un an, ce déplacement en terres alsaciennes avait tout d’un traquenard pour l’OM.
Les hommes de Roberto De Zerbi ont trouvé les ressources pour éviter le piège tendu par le Racing. Ce second succès salvateur en l’espace de 5 jours est porteur d’espoir pour la suite de leurs aventures européennes.
L’OM au forceps
Avec ses attaquants menaçants dans la profondeur, Strasbourg avait le profil parfait pour embêter cette équipe de Marseille. Cela s’est confirmé, malgré le résultat, puisque les Alsaciens se sont appuyés sur un jeu très vertical. Cette approche a porté ses fruits sur une situation confuse après la mi-temps. Emegha, intenable, a profité d’un défaut d’alignement de Balerdi pour servir Ouattara, buteur facile (1-0, 49e).
Piqués dans leur orgueil, les Marseillais, qui n’avaient pas concédé grand chose au cours d’une première période fermée, se sont alors révoltés. Et le salut est venu du banc. Lancé à la place d’un Gouiri maladroit, Aubameyang a profité d’un pressing haut pour récupérer le ballon dans une position favorable et trouver le chemin des filets en deux temps (1-1, 79e). Un coup de pouce avant le coup de grâce. Au bout de la nuit, c’est le jeune Robinio Vaz qui allumé la mèche en trouvant la barre transversale, avant que Murillo, qui avait bien suivi, ne délivre l’OM d’une reprise limpide (1-, 90e+4). Avec ses douze points, Marseille fait un petit bond et prend provisoirement les commandes de la Ligue 1. Mission accomplie.