La lourde chute de Stéphanie Frappart
Le couperet est tombé. Après plusieurs semaines sous le feu des critiques, Stéphanie Frappart a été sanctionnée par les instances. Celle qui a été élue un jour « meilleure arbitre du monde », habituée des plus grandes affiches de Ligue 1 et des compétitions internationales, a été officiellement rétrogradée. Pour la prochaine journée, elle n’officiera pas dans l’élite, mais bien à l’étage inférieur, en Ligue 2, pour le match Le Mans-Troyes.
Le coup de massue pour Stéphanie Frappart
Cette « descente » n’est évidemment pas un hasard. Elle sonne comme la conséquence directe de la polémique qui a suivi le match Rennes-Lyon, il y a quelques semaines. Arbitre VAR ce soir-là, elle n’avait pas jugé bon de signaler une semelle très dangereuse d’Anthony Rouault, déclenchant un torrent de critiques. « Que faisait la VAR ? », s’était insurgé un dirigeant lyonnais, tandis que Sidney Govou parlait d’une analyse « presque honteuse ».
Même la Direction Technique de l’Arbitrage (DTA) avait reconnu l’erreur, estimant que le geste aurait dû valoir une expulsion. Cette sortie de sa propre instance a fragilisé comme jamais la position de Stéphanie Frappart, la plaçant dans une situation intenable.
Un symbole en chute libre
Cette rétrogradation, même si elle n’est peut-être que temporaire, est un message fort. Elle montre que personne, pas même la meilleure arbitre du monde, n’est intouchable. Après des années passées à briser les plafonds de verre, Stéphanie Frappart vit un coup d’arrêt brutal. Elle, qui était devenue un symbole de réussite et de compétence, se retrouve aujourd’hui contestée.
Cette sanction calmera-t-elle les critiques ? Pas sûr. Mais elle a le mérite de montrer que les instances ont entendu la grogne. Reste maintenant à Stéphanie Frappart de prouver, sur les terrains de Ligue 2, qu’elle a toujours le niveau pour arbitrer au plus haut. Le chemin de la rédemption commence ce vendredi, loin des projecteurs de la Ligue 1.