Choose France ? Non, Tax France !
Une image de la perte d’attractivité de la France sous l’effet d’un enfer fiscal et règlementaire, avec crise politique pour le dessert. Le sommet Choose France, grand-messe annuelle habituellement destinée aux investisseurs étrangers et qui s’est clôturé lundi soir, a mis à l’honneur pour sa première « édition France », les entreprises tricolores qui choisissent de rester dans le pays.
Contraste saisissant avec ce qui se pratiquait les éditions précédentes, où le gratin des multinationales affluait. Là, c’étaient presque exclusivement des entreprises françaises qui étaient représentées pour un salon qui aurait pu s’intituler « stay in France », avec l’annonce d’investissements de 30,4 milliards d’euros cette année, dans 151 projets. Un montant regroupant les projets annoncés à cette occasion, à hauteur de 9 milliards, et ceux, bien plus nombreux, déjà dans les tuyaux depuis janvier.
Ces derniers concernent surtout des data center, avec OpCore (groupe Iliad, maison mère de l’opérateur Free), qui va investir 4 milliards d’euros en Seine-et-Marne. Eclairion investira lui 2,5 milliards d’euros en Moselle, Sesterce 1,5 milliard en Auvergne-Rhône Alpes. Ce salon avait aussi pour ambition de rassurer des patrons choqués, ces dernières semaines, par l’avalanche de taxes sur les entreprises votées par les députés dans le cadre du budget : 53 milliards d’euros, selon les calculs du Medef. La bataille budgétaire n’est toutefois pas finie et le Sénat pourrait bien détricoter une grande partie de ces taxes.
La France est le troisième exportateur mondial de millionnaires, selon le Henley Private Wealth Migration Report : le nombre de personnes dont le patrimoine net est supérieur à 1 millions d’euros qui ont quitté le pays, est le plus élevé, dans l’absolu, de la planète, à 800 environ, derrière le chiffre enregistré en Russie et en Chine (vingt fois plus peuplée que la France)
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