Le paradoxe de l’insécurité
Les faits délictueux recensés par les services de police et de gendarmerie montrent une hausse des violences physiques et une baisse de la délinquance d’appropriation. De leur côté, les enquêtes de victimation font état d’une grande stabilité du nombre de victimes d’atteintes à la personne et du nombre de personnes se disant personnellement touchées par l’insécurité. La part de la population se déclarant victime de violences physiques est très faible (1,2%). Pourtant les Français pensent très majoritairement que le pays dans son ensemble est en proie une insécurité massive et grandissante. Comment expliquer ce paradoxe?