Les cyber-pirates ont attaqué le ministère de l’Intérieur
Le ministère de l’Intérieur a reconnu ce mercredi une intrusion, d’une ampleur encore difficile à évaluer, dans les fichiers informatiques de ses services par des cyber-pirates inconnus. Ces derniers ont récupéré des codes d’accès échangés sur des messageries utilisées par des fonctionnaires. Laurent Nuñez, évoquant « un acte très grave », a également indiqué que les fichiers des antécédents judiciaires et des personnes recherchées faisaient partie des données ciblées par cette cyberattaque. Il a assuré ne pas savoir si cela allait compromettre des enquêtes en cours.
Le plus grave n’est pas là ; cette intrusion montre une fois de plus combien il est imprudent que l’Etat exige des données personnelles des utilisateurs d’Internet sous les prétextes les plus divers, de la lutte contre la pédopornographie à celle contre divers trafics…puisque les services concernés ne sont visiblement pas capables de les protéger. Or, qu’envisage l’Etat français, ainsi que certains de ses partenaires européens : d’imposer peu ou prou une identification préalable, avec nom, adresse, date de naissance, à quiconque utilise des réseaux sociaux. Des centaines de millions de données personnelles seront ainsi vulnérables pour des utilisations délictueuses. Toutes les données collectées par les réseaux sociaux donnent aux cybercriminels la possibilité de collecter des informations sur les utilisateurs, ce qui peut déboucher sur une usurpation d’identité et des escroqueries financières, comme la fraude à la carte de crédit.
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