Le maire PS de Brest promet une police municipale s’il est réélu
En se prononçant en ce sens, M. Cuillandre s'aligne sur la position de ses concurrents, tous en faveur d'une telle force, à l'exception de La France Insoumise (LFI).
Maire depuis 2001, le socialiste s'était jusqu'à présent toujours opposé à la création d'une police municipale dans la deuxième ville de Bretagne, estimant que la sécurité relevait du domaine de l’État.
"Les maires, et notamment les maires de gauche, qui ont accepté de mettre en place une police municipale (...), ils font ce que l’État doit faire. Ce n'est pas à nous de faire ça", avait-il déclaré à l'AFP en septembre 2022.
En mai dernier, il avait même moqué "le concours Lépine de la police municipale" de ses opposants, "entre ceux qui la veulent armée, à cheval et j’en passe", avait rapporté le quotidien Le Télégramme.
Interrogé sur ce revirement, M. Cuillandre a expliqué, mardi lors d'une conférence de presse, que le pays avait "changé", notamment avec la montée du narcotrafic.
"Le fait qu'on fasse une police municipale de proximité va permettre à la police nationale de remplir au mieux ses missions régaliennes, notamment de lutter face au narcotrafic", a développé l'élu, qui s'est allié aux écologistes pour cette cinquième candidature au poste de maire de Brest.
Il a promis d'embaucher 50 policiers municipaux d'ici à la fin du prochain mandat, "un dimensionnement réaliste pour un coût soutenable de 3 millions d'euros" par an. Ces policiers ne seront pas dotés d'armes létales mais de bâtons, menottes et bombes lacrymogènes.
De son côté, le candidat de la droite et du centre Stéphane Roudaut a promis une force armée de 150 policiers municipaux et avait annoncé vouloir faire des élections "un référendum pour ou contre la police municipale".
Les effectifs des polices municipales en France atteignent plus de 28.000 agents répartis dans 4.500 communes, selon le ministère de l'Intérieur.