«Fragilisées par le choc de l’inflation» : Faut-il vraiment s’inquiéter pour la santé des entreprises agroalimentaires françaises ?
L’Ania, l’un des principaux lobbys de l’agroalimentaire, a fait paraitre le 14 janvier une étude réalisée par la Banque de France sur la santé des entreprises qu’elle représente. De la kyrielle de données (voir un extrait ci-dessous), on peut retenir deux messages portés par l’association : une «fragilisation des acteurs» le cycle inflationniste désormais refermé, avec, en 2024, «1 industriel sur 4 [qui] affiche un résultat déficitaire contre moins de 1 sur 5 avant Covid», ainsi que des marges nettes toujours faibles, mesurées à «3,5% (…) contre 5,8%» pour le reste de l’industrie manufacturière française. A bon entendeur, alors que les négociations commerciales, grand messe annuelle de la fixation des prix dans les supermarchés, battent leur plein.