Une "bande de pirates" à l'assaut de 2027, le coup de pression de Laurent Wauquiez
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.
Darmanin épate
"Vraiment il m’impressionne, il a une rapidité d’analyse ! C’est le meilleur en politique" : Gérald Darmanin épate son nouveau collègue au gouvernement, Jean-Pierre Farandou. L’ancien PDG de la SNCF est le nouveau ministre des Affaires sociales, nommé par Sébastien Lecornu au lendemain de sa reconduction à Matignon.
Le coup de pression de Wauquiez
En matière de pression, Laurent Wauquiez n’a jamais été manchot. En début de semaine, le président du groupe LR, allant jusqu’à agiter la menace d’une censure de certains députés, a voulu obtenir trois trophées dans les ultimes négociations budgétaires ; outre la hausse du plafond cartes grises, il a bataillé pour faire baisser les économies demandées aux chambres de commerce et d’industrie et, surtout, s’est battu sur un sujet qui le concerne directement, une taxe que l’Etat prélève aux régions en fonction de leurs ressources. A l’arrivée, Auvergne-Rhône-Alpes s’en sort beaucoup mieux que les Hauts-de-France chers à Xavier Bertrand… Autant les deux premiers points figurent sur le document concocté pour les députés LR pour valoriser "les gagnes", autant le troisième, plus clivant, n’est pas mentionné…
Wauquiez-Retailleau, la théorie de la balançoire
La rivalité entre le patron des Républicains et le chef de file des députés LR ne s’éteint pas. Avec une curieuse répartition des rôles : Bruno Retailleau est un opposant intransigeant depuis son départ de Beauvau quand Laurent Wauquiez - autrefois féroce adversaire de l’exécutif - est plus constructif que jamais avec le gouvernement. Une ministre s’amuse de ce drôle de tandem : "Vous voyez les balançoires pour enfants ? Quand un monte, l’autre descend, et vice versa. C’est pareil ici : quand l’un se radicalise, l’autre se modère."
Villepin-Borloo, ça discute
Comment faire jaillir la lumière pour 2027 ? Aurélien Pradié a pris l’initiative de rapprocher les "balafrés". Autour du député du Lot se sont donc vus Dominique de Villepin et Jean-Louis Borloo ; puis le même Borloo et le maire de Béziers, Robert Ménard. Problème : la présidentielle n’est pas faite pour "une bande de pirates". "Cinq personnes enfermées dans une pièce et une seule qui sort, cela donne une force tribale autrement plus puissante qu’une primaire", avance Pradié.
La "sinistrose" des macronistes
Au lendemain de l’annonce, au bout du (faux) suspense du recours au 49.3 pour faire adopter le budget 2026, les députés du groupe de Gabriel Attal - Ensemble pour la République (EPR) - se retrouvaient, comme tous les mardis, en réunion de groupe. "C’était un peu la sinistrose, raconte un ancien ministre, redevenu député. Tout le monde est déprimé." Le même élu assure qu’il aurait été possible de s’épargner ces semaines de débats et ces concessions aux socialistes. "J’avais dit à Lecornu : 'Tu annonces la suspension de la réforme des retraites et tu enclenches le 49.3 juste après'. Il n’aurait pas été censuré !" Il est toujours plus facile de réécrire l’histoire a posteriori…
Seul à Jarnac
Quelques roses ont pèleriné vers Jarnac, pour commémorer le trentenaire de la mort de François Mitterrand. Mais François Hollande s’est senti un peu seul, Olivier Faure, excusé pour l’occasion, était représenté. "Tu sais, j’ai été ton chargé de mission, comme tu as été celui de Mitterrand", lui glisse Amin Mbarki, l’émissaire du premier secrétaire du PS. "Alors promis je me ferai enterrer plus près de Paris pour pas que tu n’aies pas à faire le trajet", répond l’ancien président.
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