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Michel Cymes, ses excuses après la polémique : "Je ne voulais pas minimiser le TDAH"

Difficulté à maintenir son attention, à organiser ses tâches, oublis fréquents, impulsivité, agitation intérieure… Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) touche environ 6 % des enfants et 3 % des adultes en France, soit près de deux millions de personnes qui, souvent, l’ignorent. Longtemps réduit à l’image de l’enfant turbulent, ce trouble neurodéveloppemental peut pourtant se révéler source de réelles difficultés : échec scolaire, instabilité professionnelle, relations compliquées, estime de soi fragilisée.

C'est pour lever le voile sur cette "différence invisible" que Michel Cymes, médecin et figure populaire du petit écran, et Olivier Revol, pédopsychiatre et chef du Centre des troubles des apprentissages au CHU de Lyon, publient Heureux comme des TDAH ! (Albin Michel). Les deux hommes partagent un point commun : tous deux sont TDAH, le premier diagnostiqué tardivement à 60 ans, le second bien plus tôt. À l’heure où les consultations explosent et où le terme "TDAH" s’invite dans toutes les conversations – parfois à tort –, ce livre veut "informer sans alarmer", selon ses auteurs et surtout rappeler qu’un diagnostic n’est pas une condamnation.

La promotion de l’ouvrage a toutefois été entachée d’une polémique. Lors d'une interview sur France 5, Michel Cymes a affirmé que "le TDAH n'est pas un handicap", provoquant l'indignation de nombreux patients, parents et professionnels de santé sur les réseaux sociaux. Plusieurs psychiatres, dont Hugo Baup, ont publiquement répondu, rappelant que ce trouble peut bel et bien être source de situations de handicap reconnues. L'animateur s'en explique.

L'Express : Vous avez affirmé, lors d'une interview, que "le TDAH n'est pas un handicap". De nombreuses personnes s’en sont indignées. Que leur répondez-vous ?

Michel Cymes : Je comprends tout à fait que cette phrase puisse choquer ceux dont le TDAH est plus sévère que le mien et ceux qui expliquent que c’est un handicap. J’ai d’ailleurs publié une réponse sur mon compte Instagram [NDLR, une vidéo éphémère] en expliquant que cette formule était inappropriée et que j’en suis désolé. Je ne veux évidemment pas minimiser le TDAH. J'aurais sans doute dû être plus clair sur la notion de handicap. Dans mon esprit, je voulais dire qu’aujourd’hui, contrairement à ce qu’il se passait quand j’étais enfant, il est possible grâce au diagnostic et à la prise en charge comportementale et médicamenteuse (lorsqu’elle est nécessaire), d’atténuer le TDAH. Et c’est un progrès ! Je voulais rassurer, notamment les parents qui ont des enfants atteints par ce trouble.

Je sais bien que le TDAH peut être une source de situation de handicap puisque mon ami et coauteur Olivier Revol passe son temps à remplir des dossiers à destination des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) pour ses patients présentant un TDAH. Mais je ne me contrôle pas toujours quand j’ai quelque chose à dire. L'impulsivité est probablement le symptôme du TDAH le plus marqué chez moi.

D'autres vous ont également reproché l’usage de l’expression "mode du TDAH"...

Je suis prêt à discuter avec tout le monde… A condition que l'on argumente honnêtement. Le problème avec les réseaux sociaux, c'est que des personnes réagissent parfois violemment, après avoir vu quelques extraits ou des passages coupés. Je comprendrais cette critique si j’avais dit : "Le TDAH, c’est à la mode !". Sauf que la phrase complète explique pourquoi c’est une mode. Et je répète ce que j’ai dit : le TDAH est un sujet dont on parle beaucoup aujourd’hui, et parfois à tort et à travers. Dès qu’un enfant est un peu nerveux ou procrastine, on dit qu’il est TDAH, alors que c’est plus complexe que ça.

C’est pour expliquer cette complexité que vous avez décidé d’écrire ce livre ?

On m’a demandé 40 000 fois d’écrire ma biographie. Je trouve qu’il n’y a aucun intérêt à le faire. En revanche, j’ai traversé des épreuves de vie qui peuvent, à mon avis, aider le grand public. J’ai eu un cancer et je suis bien vivant. J’ai raté mon bac et pourtant j’ai réussi médecine. Comme j’ai la chance d’avoir une audience, je me suis dit : "Ces expériences peuvent aider". C’est exactement ce que j’ai voulu faire avec mon précédent livre, Rien n’est impossible, et avec celui-là, sur le TDAH.

C’est ce que j’ai dit à Olivier : "Nous sommes tous les deux des preuves qu’il est possible de réussir malgré un TDAH". Lui prend de la Ritaline, car son TDAH est très marqué. Et ça ne l'empêche pas d'être l'un des plus grands spécialistes du TDAH en France et d'être chef de service au CHU de Lyon. Moi, mon TDAH est plus léger. Cela m’a quand même posé des difficultés dans la vie, mais j’ai pu les contourner sans être au courant de mon trouble.

Quoi qu’il en soit, je lui ai dit que lui en tant qu’expert et moi en tant que porte-parole et témoin, nous pourrions apporter de l’espoir sur ce phénomène dont on entend de plus en plus parler et qui inquiète plus qu’il ne rassure. Et je ne parle même pas de tout ce business autour des neuroatypies qui me révolte. Le but de ce livre, c’est de dire qu’il est possible de s’en sortir, même si ce n’est pas facile pour tout le monde – nous en sommes bien conscients –, en indiquant qu’il existe des traitements, qu’on peut atténuer ce trouble.

Dans votre livre, vous adoptez une position très factuelle concernant la Ritaline, en rappelant que ce médicament aide de nombreux TDAH à mieux se concentrer, à se calmer, etc. Pourtant, elle fait encore polémique aujourd’hui. Pourquoi ?

L’histoire de la médecine est marquée par ce genre de polémique. Quand les corticoïdes ont été découverts, on a tout de suite déclaré qu’ils étaient les meilleurs anti-inflammatoires du monde. Et les médecins en ont prescrit à tout-va. Puis on s’est rendu compte qu'ils étaient certes très efficaces, mais qu'ils présentaient des effets secondaires terribles. On a alors commencé à réfléchir et à les prescrire seulement quand c’était vraiment nécessaire et à des doses raisonnables. Aujourd’hui, les médecins savent parfaitement manier ces molécules. Mais l’image des corticoïdes qui rendent accros, qui entraînent des insuffisances rénales, des perforations à l’estomac et tous les effets secondaires que l’on connaît depuis des décennies, persiste. Résultat, le public est encore relativement inquiet quand on en prescrit.

La même chose s’est produite avec la Ritaline. Quand le médicament est sorti, on a commencé à surprescrire, surtout aux Etats-Unis. Dès qu’un enfant était un peu nerveux ou agité, on lui en donnait. Il y a eu une folie de prescription. Alors certes, ça calmait les enfants, mais avec des effets secondaires. Avec le temps, on a compris ce que la Ritaline pouvait apporter quand elle est bien indiquée. Avec Olivier, nous sommes très clairs dans notre livre : la Ritaline n’est pas donnée en première intention. Il faut d’abord faire un bilan, puis essayer la thérapie comportementale, le psychologue, etc. Et si tout cela ne marche pas, s’il y a un handicap scolaire, là oui, il faut la proposer, car cela fonctionne.

Quelles sont les choses les plus importantes que vous avez apprises sur le TDAH en vous lançant dans ce travail ?

Notamment qu'il y a différents stades et spectres du TDAH. Lorsqu'on vous diagnostique une maladie ou un trouble, on croit souvent être "le cas typique". En discutant avec Olivier, je me suis rendu compte que ce n'était pas le cas. J'ai compris que le TDAH est extrêmement complexe. Je croyais que c'était simplement la procrastination, l'impulsivité et les troubles attentionnels, avec des facteurs plus ou moins forts. En réalité, c’est beaucoup plus complexe et il y a énormément de paramètres à prendre en compte.

Vous dites que vous avez un TDAH léger. Qu'est-ce que cela signifie ?

Est-ce que mon TDAH est léger parce que j'ai depuis longtemps mis en place des stratégies de contournement qui m'ont permis de m'adapter tout seul, sans savoir que je l'étais ? Ou est-ce que j'ai hérité d'un TDAH plutôt léger dès le départ ? Je ne sais pas… C'est un peu l'histoire de l'œuf et de la poule. Mais le résultat est que j'ai réussi à m'en sortir sans traitement.

A votre avis, quel aurait été l’impact sur votre vie si vous aviez été diagnostiqué enfant ?

C’est vraiment difficile à dire. Je crois que si j'avais su, je n'aurais peut-être pas tenté médecine. Parce que je me serais sans doute dit : "C’est ça qui explique mes difficultés pour passer de classe en classe, mon côté indiscipliné, inattentif". Je me serais peut-être dit : "Est-ce que ça vaut le coup d’aller en médecine avec un cerveau qui a du mal à être attentif deux minutes ?". Dans mon cas, j'ai bien fait de ne pas savoir.

Vous avez été diagnostiqué par Olivier Revol il y a dix ans. Cela a-t-il changé votre vie ?

Cela m’a surtout permis de répondre à des questions, de me dire : "Ah ! Mais c’est pour cela que j’ai fait ci ou ça, c’est pour cela que ça a été si compliqué pour moi au lycée." Quand Olivier m’a annoncé mon diagnostic, j’ai d’abord éclaté de rire. Mais comme mes trois garçons sont TDAH et qu’il y a une part de génétique là-dedans, j’ai compris que c’était vrai.

Je crois que ça m’a surtout rendu plus tolérant vis-à-vis de moi-même. Par exemple, j’ai toujours 15 idées dans la tête en même temps. Je peux parfois les partager avec les équipes avec qui je travaille à n’importe quelle heure. Heureusement qu’elles me connaissent. Mais parfois, je me fatigue en me disant : "Tu ne peux pas embêter tout le monde avec ça, arrête". Aujourd’hui, je sais que je suis comme ça, j’apprends à vivre avec. J’accepte qu’on soit plusieurs dans ma tête.

Et après avoir été diagnostiqué, avez-vous suivi un traitement ?

Aucun. Je n’en ressens pas le besoin, car pour moi, mon TDAH n’est pas un handicap. Cela ne m’a pas empêché d’évoluer professionnellement. Cela ne m’a pas non plus déprimé. Ni rendu plus intelligent !

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