La dictature chinoise condamne Jimmy Lai à 20 ans de prison
Dans une grande indifférence, un tribunal de Hongkong a condamné lundi l’ex-magnat des médias prodémocratie, Jimmy Lai, à une peine de 20 ans de prison. Les motifs de sa condamnation : « collusion avec l’étranger et publication séditieuse ». Il s’agit d’accusations bien connues dans les régimes totalitaires communistes. Toute critique du régime et les appels en faveur de la démocratie ne peuvent être, pour les pouvoirs communistes, que des « trahisons en faveur des puissances étrangères ». Cette décision est terrible.
D’abord, Jimmy Lai est âgé de 78 ans et 20 ans de prison, c’est pratiquement une condamnation à vie. Ensuite elle prouve, une fois de plus, que Pékin ne respecte pas la promesse faite en 1997 : accorder une vraie autonomie à Hong Kong pendant 50 ans. L’ancienne colonie britannique est bel et bien sous le joug de la Chine communiste. « Les habitants de Hong Kong sont tout aussi dignes de la démocratie que les autres », avait déclaré Jimmy Lai pour défier XI Jinping. Conséquences : son journal, Apple Daily, a été saisi par le pouvoir chinois en 2021, et il a été arrêté.
Enfin, et cela nous semble gravissime, il y a eu très peu de protestations politiques en faveur du dissident hong-kongais. Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a déclaré que sa condamnation était « injuste et tragique ». Le président Trump, qui doit se rendre en Chine en avril, va-t-il demander sa libération ? Jimmy Lai est un symbole de la lutte pour la liberté, comme des dizaines d’autres habitants de Hong Kong emprisonnés parce qu’ils ont participé à des manifestions pour défendre la démocratie. Ce qui leur arrive n’a sûrement pas échappé aux habitants de Taïwan.
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