Добавить новость
World News
Новости сегодня

Новости от TheMoneytizer

« Des économies en veux-tu en voilà », de Vincent Delahaye

Quelle joie de découvrir que des parlementaires – Vincent Delahaye est sénateur centriste de l’Essonne – ont des idées pour réduire les dépenses publiques. Les débats budgétaires qui se sont déroulés ces derniers mois ont plutôt montré que les élus en avaient seulement pour dépenser davantage.

Le sénateur Delahaye, qui est intervenu au colloque de l’IREF « Réduire les dépenses publiques, réduire le périmètre de l’État » du 2 avril 2025, commence son ouvrage en dressant un tableau, peu reluisant, de l’état de nos finances publiques. Nous ne nous y attarderons pas, les lecteurs de IREF-Contrepoints étant bien au fait de la situation. Notons seulement que l’auteur charge particulièrement Emmanuel Macron et ses « 1000 milliards de dette » supplémentaires.

« Priorité à une baisse (massive) de la dépense ! »

Pour baisser les dépenses publiques, le sénateur Delahaye s’appuie sur les exemples de la Suède, de l’Irlande, du Danemark et de la Nouvelle-Zélande, pays qui ont su mettre en œuvre une « politique d’austérité expansive » bénéfique pour leurs finances publiques et pour l’activité économique en général. L’auteur dit aussi un mot de l’Argentine de Milei et des résultats spectaculaires de sa politique réformatrice visant à « refermer les plaies béantes de l’étatisme et de l’inflation après vingt années de péronisme ».

Delahaye en appelle à une « baisse massive » de la dépense, c’est-à-dire de 120 à 150 milliards d’euros (Md€) sur cinq ans en ramenant progressivement le déficit primaire (différence entre recettes et dépenses, hors charge de la dette) à zéro, alors qu’il est aujourd’hui de l’ordre de 4% du PIB.

Ce premier effort permettrait de rompre avec une des « habitudes fâcheuses » de l’État qui consiste à faire croire que l’on fait des économies alors que l’on se contente de faire progresser les dépenses un peu moins vite que l’année précédente. Autres habitudes fâcheuses auxquelles le sénateur centriste désire s’attaquer : la surestimation des prévisions de croissance ; la multiplication des lois dites de programmation, qui reviennent à décider de l’augmentation des crédits consacrés à certaines politiques publiques plusieurs années à l’avance et limitent les marges de manœuvre pour baisser les dépenses ; la croyance dans l’idée qu’un « bon budget » est nécessairement un budget qui augmente ; le réflexe de réglementer et dépenser à la moindre « mauvaise nouvelle » annoncée au journal de 20 heures.

L’auteur mise à la fois sur les « gels et coups de rabot », moyens les plus sûrs de « dégager rapidement de substantielles économies », et sur des « réformes structurelles » qu’il détaille au fil des chapitres. Pour lancer la machine, si nous pouvons nous exprimer ainsi, Vincent Delahaye est partisan, d’une année budgétaire « blanche », c’est-à-dire « une année durant laquelle les administrations vont s’efforcer de fonctionner avec le même niveau de ressources » que l’année précédente. Avec ses collègues de la majorité sénatoriale, il avait soutenu que cette idée soit appliquée dès cette année 2026. En vain, comme chacun le sait.

« S’attaquer à toutes les dépenses »

Vincent Delahaye propose de « s’attaquer à toutes les dépenses », sans oublier celles liées au « modèle social » français. Citons, en vrac, quelques-unes des ses propositions : mettre fin à tous les régimes spéciaux de retraite non provisionnés « sans compenser cette suppression par des avantages qui coûteraient plus cher » comme on a pu le faire dans le passé ; instaurer une capitalisation obligatoire pour tous sur le modèle de celle qui existe pour les fonctionnaires ; ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; instaurer trois jours de carence dans la fonction publique ; ne plus faire réaliser d’études et rapports par des fonctionnaires ; diminuer drastiquement le nombre et le volume d’aides publiques aux entreprises et diminuer les impôts et cotisations à due concurrence ; plafonner les dépenses « de guichet » ou dépenses « open bar » (par exemple aide à l’acquisition de véhicules « propres ou aide à la rénovation des bâtiments) ; instaurer une culture de la rigueur dans la gestion de l’argent public de façon à réaliser des économies partout où cela est possible (dépenses de réception et de communication, indemnités de résidence à l’étranger des diplomates et militaires, dépenses de l’Agence française pour le développement, etc.) ; restructurer les agences et opérateurs de l’État ; supprimer le Conseil économique, social et environnemental (CESE), etc.

Nous pourrions soutenir nombre de ces propositions, certaines ont d’ailleurs été suggérées par IREF-Contrepoints depuis longtemps. Ce qui nous chagrine quelque peu dans l’ouvrage du sénateur Delahaye, c’est la présence de demi-mesures, voire l’absence de propositions radicales à même de s’attaquer vraiment à l’hydre étatique. Prenons trois exemples emblématiques.

De peur de « braquer les fonctionnaires », il n’ose pas s’attaquer au statut de la fonction publique qui est pourtant un des principaux obstacles au changement et une des raisons de l’envolée de la masse salariale. Il refuse de diminuer les dépenses de santé dont la dérive est pourtant problématique. A ce propos, la mise en place du salaire complet et la privatisation de l’assurance-maladie auraient pu être évoquées. Il propose de ramener l’audiovisuel public à une taille comparable à celui d’autres pays en gardant dans le giron public « France 3, les chaînes régionales de France 3, celles des outre-mer, Arte, ainsi que France Média Monde et TV5 Monde ». A notre avis, c’est encore beaucoup trop. Une chaîne d’expression gouvernementale, sur le modèle de LCP, pourrait être suffisante.

C’est parce qu’il ne va pas assez loin dans la réduction du périmètre de la sphère publique que le sénateur Delahaye ne trouve que 120 à 150 Md€ d’économies. C’est, nous semble-t-il, insuffisant pour inverser vraiment la vapeur. L’IREF suggère, rappelons-le, une véritable cure d’amaigrissement de 210 Md€… par an, davantage à la hauteur des enjeux. Le sénateur Delahaye ne le reconnaît-il finalement pas lorsqu’il écrit : si la France alignait son taux de dépense publique sur la moyenne européenne, elle « dépenserait 225 milliards de moins chaque année… et n’aurait plus aucun problème financier ! »

C’est bien vers cet objectif qu’il faut tendre.

L’article « Des économies en veux-tu en voilà », de Vincent Delahaye est apparu en premier sur Contrepoints.

Читайте на сайте


Smi24.net — ежеминутные новости с ежедневным архивом. Только у нас — все главные новости дня без политической цензуры. Абсолютно все точки зрения, трезвая аналитика, цивилизованные споры и обсуждения без взаимных обвинений и оскорблений. Помните, что не у всех точка зрения совпадает с Вашей. Уважайте мнение других, даже если Вы отстаиваете свой взгляд и свою позицию. Мы не навязываем Вам своё видение, мы даём Вам срез событий дня без цензуры и без купюр. Новости, какие они есть —онлайн с поминутным архивом по всем городам и регионам России, Украины, Белоруссии и Абхазии. Smi24.net — живые новости в живом эфире! Быстрый поиск от Smi24.net — это не только возможность первым узнать, но и преимущество сообщить срочные новости мгновенно на любом языке мира и быть услышанным тут же. В любую минуту Вы можете добавить свою новость - здесь.




Новости от наших партнёров в Вашем городе

Ria.city
Музыкальные новости
Новости России
Экология в России и мире
Спорт в России и мире
Moscow.media






Топ новостей на этот час

Rss.plus





СМИ24.net — правдивые новости, непрерывно 24/7 на русском языке с ежеминутным обновлением *