Monaco-PSG : l’étrange geste de Désiré Doué
Désiré Doué avait certainement les oreilles qui sifflaient depuis vendredi soir. Battu à Rennes au terme d’une prestation collective très décevante (1-3), le Paris Saint-Germain avait préparé son barrage aller de Ligue des champions contre Monaco dans une atmosphère assez agitée suite aux déclarations d’Ousmane Dembélé, le Ballon d’Or 2025 pointant du doigt un individualisme gênant pour l’équipe.
Alors que le nom de Désiré Doué a alimenté les débats au vu de ses mauvais choix en contre son club formateur, l’ancien Rennais a répondu de la meilleure des manières, sur le rectangle vert. Remplaçant pour cette première manche en Principauté, Doué est rentré avant la demi-heure de jeu pour combler la blessure d’Ousmane Dembélé, justement. Et le talentueux ailier a été le grand artisan du succès renversant des Parisiens (3-2), d’abord en réduisant le score d’une frappe sèche du gauche (29e), puis en inscrivant le troisième but parisien sur un bel enchaînement en seconde période (67e).
Impeccable dans ses choix, Désiré Doué semblait vouloir passer un message au vu de son geste pour célébrer ses buts. L’international français a baissé la tête et placé les mains sur ses oreilles, comme pour signifier qu’il était resté imperméable aux critiques.
Une célébration qui fait parler
Appelé à commenter sa copie et cette célébration, l’attaquant a immédiatement tempéré au micro de Canal +. « Satisfait après la victoire ? Oui, on est content parce que l’on a la victoire. Le plus important, c’est de gagner dans ce genre de match. Quelque chose à montrer ce soir ? Non, j’essaye de jouer comme d’habitude. Ce soir, ça a porté ses fruits, j’ai marqué, j’ai pu aider l’équipe, c’est mon boulot. »
Des propos tout aussi sobres concernant la décision de son entraîneur. « Le coach fait ses choix. Il pense à chaque fois aux meilleurs joueurs qui peuvent jouer pour l’équipe. Ce soir, il a aligné son onze, c’est très bien. C’est à chaque fois une victoire collective. Que ce soit une défaite ou une victoire, à chaque fois c’est collectif. Aujourd’hui, j’ai pu apporter ma pierre à l’édifice et je suis content. Heureux de ma soirée ? Oui, bien sûr. » Fin de l’histoire.