Ce champion du monde français refuse l’OM et choisit le PSG !
Il est entré dans la légende du football français pour son style félin, son approche moderne du poste et son caractère bien trempé. Plus de deux décennies après la fin de sa carrière, Bernard Lama reste l’un des gardiens les plus mythique de l’histoire du Paris Saint-Germain. Le champion du monde 1998, doublure de Fabien Barthez durant le Mondial, a écrit les plus beaux chapitres de sa carrière dans la capitale.
Lancé à Lille après son arrivée de Guyane, Lama a pourtant roulé sa bosse. Des prêts dans des divisions inférieures, des expériences à Metz, Brest ou Lens, avant le grand saut à Paris… Même si l’Olympique de Marseille s’était aussi positionné pour l’accueillir. « Le club venait d’être repris par Canal +. C’était une bonne opportunité pour moi. Un moment que j’attendais depuis trois ans. Le bon moment, même, que j’attendais depuis trois ans. C’est pour cela que je n’étais resté qu’une saison à chaque fois avec Metz, Brest et Lens. Je voulais rejoindre un grand club et le PSG s’est présenté. Marseille voulait aussi que je vienne chez eux mais j’étais content de venir à Paris, avait expliqué Bernard Lama dans un entretien accordé au journal Le Parisien.
Celui qui était alors considéré comme la nouvelle référence du foot français à son poste a également pris une dimension politique. « C’était pour le cadre sportif bien sûr mais aussi un choix lié à la géopolitique française. Paris est le lieu du pouvoir central d’où on peut avoir accès à l’élite politique du pays. C’était intéressant pour moi d’être plus proche du pouvoir pour porter la voix de la Guyane et influencer certaines décisions. »
Des connexions avec Jacques Chirac
Et Bernard Lama de poursuivre ce qui animait son ambition personnelle à ce moment de sa vie : « Jacques Chirac, le maire de Paris à l’époque ( NDLR : de 1977 à 1995 ), était très proche du PSG. Il connaissait aussi très très bien la Guyane. Il y était venu plusieurs fois et connaissait mon père qui a été longtemps maire là-bas. Il y avait donc des facilités pour lui faire passer des messages« .
« J’ai pu créer une relation personnelle avec Jacques Chirac à cette période. Puis il est devenu président de la République. Donc du point de vue politique, cela a été aussi un bon choix de venir à Paris », a conclu l’ancien gardien international français.