Le favori d'Emmanuel Macron pour 2027, Sarah Knafo courtise un ex-ministre
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.
Quand Gérald Darmanin impressionne un ex-Premier ministre
Gérald Darmanin gagnerait-il, à la Justice, des galons de respectabilité même chez ceux qui n’entretiennent pas une longue romance avec Nicolas Sarkozy et ses fils spirituels ? Récemment, le chiraquien de toujours Jean-Pierre Raffarin s’est dit "impressionné" par la "progression" du Garde des Sceaux. L’ancien Premier ministre, qui lui rend visite de temps à autre place Vendôme, a ainsi confié en petit comité qu’il était agréablement surpris de le voir "lire, penser, réfléchir, bosser… Et pas seulement ses sujets !". De là à dire que Gérald Darmanin a la positive attitude…
La drôle de liste de Sophia Chikirou
La liste du "Nouveau Paris populaire" de Sophia Chikirou a été déposée en préfecture le 24 février dernier. La section du 10e arrondissement parisien louait alors, dans une publication Instagram, une liste "qui ressemble aux Parisiennes et aux Parisiens". Pourquoi pas ! Une vingtaine de colistiers sont soit des salariés ou chargés de mission au siège du mouvement, soit d'actuels (ou anciens) collaborateurs politiques de députés ou d’eurodéputés (parmi eux, ceux de Rodrigo Arenas, Sophia Chikirou, Antoine Léaument, Danièle Obono ou Nadège Abomangoli). Mais les insoumis n’ont pas jugé nécessaire de le préciser. Ces colistiers sont présentés comme "journaliste", "assistant légistique", "assistant de direction", "chargé de projet", ou "militant". Le responsable des campagnes numériques de La France insoumise et proche de Sophia Chikirou, Bastien Parisot, est ainsi présenté comme un simple "chargé de communication"...
Bellamy favorable à une primaire élargie
L’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy, proche de Bruno Retailleau, rejoint le point de vue de Laurent Wauquiez. S’il assure que la meilleure option pour la droite serait qu’un "candidat naturel" émerge des eaux et fasse consensus, il reste conscient de l’impossibilité d’un tel scénario. Il assure donc en privé qu’il faudrait une primaire élargie "d’Édouard Philippe à Sarah Knafo" pour réussir à mettre la droite d’accord… Et que Bruno Retailleau la remporte !
Le vrai enjeu de la primaire
Qu’est-ce qui différencie Gabriel Attal des autres aspirants candidats ? "Il a le parti, le pognon et plutôt une bonne image", relève un stratège LR, favorable à une primaire, pour (au moins) une raison : cela permettrait de renflouer les caisses de son parti. "On n’a ni actifs à hypothéquer, ni électeurs… Bon courage pour obtenir un emprunt !", observe-t-il. Et de rappeler à dessein que la primaire de 2016 et ses 4 millions de votants avait rapporté plus de 8 millions d’euros à la formation gaulliste…
Castex, le champion de Macron ?
Un beau jour - le plus tard possible -, Emmanuel Macron devra bien choisir celui ou celle qui, parmi la kyrielle de candidats ou prétendants à sa succession dans son propre camp, aura sa préférence. Attendez ! Aurait-il d’ores et déjà un petit penchant ? Un ancien ministre, resté proche du chef de l’État, l’affirme sans trembler : "La conviction du président, c’est que Jean Castex est le mieux placé." Seulement selon lui, l’ancien Premier ministre fana de trains, infiniment heureux à la tête de la SNCF et qui "n’en a pas l’air mais adore le pouvoir", ferme instantanément la discussion lorsque 2027 s’y invite. Il reste quelques mois à Emmanuel Macron pour le convaincre de prendre le bon wagon pour l’Élysée.
L’inquiétude Guedj au Parti socialiste
Sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle a d’abord fait sourire ses camarades. "Cette élection c’est comme un concert d’Édith Piaf. Il y a d’abord la première partie, la deuxième partie, puis la troisième partie. Et enfin, Édith Piaf !", ironisait alors un proche du premier secrétaire. Mais la moquerie laisse désormais place à l’agacement, voire à l’inquiétude. Pas une semaine ne passe sans que l’intéressé n’apparaisse sur un plateau télévisé, au gré d’une matinale ou autre interview. En petit comité, un député fauriste implose : "Jérôme Guedj flingue notre temps de parole pour combler sa faille narcissique !" Les socialistes prônent le partage, c’est bien connu.
Sarah Knafo courtise Charles Millon
L’ancien ministre chiraquien continue d’avoir la cote à l’extrême droite. Pourtant critique sur la campagne d’Éric Zemmour 2022, qu’il quitte dès le début de l’aventure, il porte un regard intéressé sur la candidature de Sarah Knafo à Paris, et salue l’habileté politique de l’eurodéputée. Cette dernière est d’ailleurs venue lui rendre visite récemment pour échanger, entre autres, sur son avenir politique. Quand on ne sait pas de quoi il sera fait, mieux vaut assurer ses arrières.
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