L’Islande veut relancer son adhésion à l’Union européenne
L’intégration économique et sécuritaire occidentale a encore de beaux jours devant elle malgré tout ce qu’on peut reprocher à une Union européenne bureaucratisée et qui élabore régulièrement des directives plombant l’activité économique.
Ainsi, le gouvernement islandais a annoncé vendredi qu’il proposait d’organiser le 29 août un référendum sur la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne, officiellement interrompues depuis 2015. L’Islande a déposé sa candidature d’adhésion à l’UE en 2009, un an après avoir été durement touchée par une crise financière. Des négociations se sont tenues entre 2010 et 2013 avant d’être suspendues.
Une résolution sera présentée en début de semaine prochaine au Parlement sur la tenue de ce référendum le 29 août. L’issue du vote est incertaine. Les trois partis de la coalition de centre-gauche, qui ont accédé au pouvoir fin 2024, avaient convenu d’organiser un référendum avant la fin 2027. Selon un sondage publié début février par la télévision publique islandaise RÚV, l’opinion publique est aujourd’hui vraiment partagée.
« Dans un monde où les sphères d’influence se font concurrence, l’adhésion à l’UE offre un point d’ancrage dans un bloc fondé sur des valeurs, la prospérité et la sécurité », a vanté la commissaire européenne chargée de l’élargissement, Marta Kos. Lorsque les négociations d’adhésion de l’Islande ont été suspendues, 27 des 33 chapitres avaient été ouverts et 11 avaient été conclus, selon le gouvernement. Le chapitre sur la pêche, de loin le plus épineux en raison à la fois du rôle de ce secteur dans l’activité du pays et des règlementations européennes restrictives, n’avait pas été ouvert.
Les objectifs de l’Islande en matière d’adhésion à l’UE sont « d’assurer le contrôle islandais sur nos ressources… de garantir la justice économique et sociale, d’examiner comment nous pouvons renforcer nos défenses, non seulement en termes de stabilité, mais aussi en termes de sécurité économique et autres, dans le cadre d’une adhésion potentielle à l’Union européenne », a souligné le gouvernement. « Le monde a changé » depuis la dernière fois que l’Islande a engagé des négociations en vue de son adhésion à l’UE et l’Islande « va entamer les négociations dans une position différente », a souligné pour sa part la Première ministre.
Le souhait de Donald Trump de s’emparer du Groenland a suscité l’inquiétude de l’Islande, dont la défense est actuellement assurée par les États-Unis et l’OTAN, car elle ne dispose pas de ses propres forces armées. Parallèlement, la Finlande a affirmé, à peine deux ans après son adhésion à l’OTAN, qu’elle était prête à laisser des armes nucléaires américaines se déployer sur son sol.
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