PSG : Laure Boulleau révèle la vérité que Luis Enrique cache
Le vernis protecteur de Luis Enrique est en train de craquer. Alors que le Paris Saint-Germain s’apprête à défier Chelsea en huitième de finale de la Ligue des champions, dans un climat de revanche après la finale du Mondial des clubs perdue 3-0 l’été dernier, le club de la capitale traverse une inquiétante zone de turbulences. La récente défaite au Parc des Princes contre Monaco (1-3) en championnat a mis en lumière une équipe fragile, manquant cruellement de confiance et d’efficacité. Face à cette situation, l’entraîneur espagnol, d’ordinaire si prompt à défendre publiquement l’attitude de son groupe, a été contraint de revoir sa communication.
Le terrible constat de Laure Boulleau
Présente sur le plateau du Canal Football Club ce dimanche, Laure Boulleau a livré une analyse sans concession de la détresse actuelle du technicien. Selon l’ancienne internationale française, la lucidité nouvelle de Luis Enrique cache une réalité bien plus sombre. « Parfois, chez Luis Enrique, il jouait un peu avec ça en sortant des phrases à l’opposé de ce qu’on pouvait ressentir en regardant les matches« , a-t-elle souligné. Avant de lâcher une véritable bombe sur l’état psychologique de l’Asturien face à un groupe qui a tout gagné : « L’intensité qu’ils mettaient, la faim qu’ils mettaient pour aller chercher la gagne, ils l’ont perdue. Il n’a plus trop de leviers. Il est inquiet mentalement pour son équipe ».
Luis Enrique, le visage de l’inquiétude. À la veille d’affronter Chelsea, l’entraîneur du PSG n’a plus de leviers sur un groupe blasé, et son masque de façade commence à craquer. Le constat de Laure Boulleau est sans appel.
Cette analyse a été corroborée et complétée par Bertrand Latour, qui voit dans les récentes déclarations inquiètes de Luis Enrique une stratégie d’autodéfense. « C’était peut-être aussi une manière d’ouvrir le parapluie, de commencer à préparer les gens à ce qui peut éventuellement arriver », a décrypté le journaliste. Il a notamment pointé du doigt l’absence de progression de l’équipe, s’étonnant de la gestion du temps de repos : « C’est sûr que la progression, elle peut difficilement être la conséquence de leur travail puisqu’ils ont trois jours de repos par semaine quand ils n’ont pas de match ».
Des alertes internes passées sous silence
Plus inquiétant encore, Bertrand Latour a révélé que les signaux d’alarme avaient déjà été tirés au sein même du club, sans succès. « Il me semble qu’il y avait eu des gens qui avaient alerté en interne sur ce que disait Laure notamment, notamment sur la situation Dembélé », a-t-il affirmé. La réponse de la direction aurait été sans appel : « Ces gens-là, on leur a demandé de se taire. Bon bah du coup maintenant plus personne ne parle ». À quelques jours seulement de l’échéance européenne contre Chelsea, ce mutisme forcé et cette perte apparente de leviers d’action dressent un tableau particulièrement sombre de la situation parisienne.