Face à l'ours, les brebis détalent vers d'autres pâturages des Pyrénées
"On avait trop de pertes, trop de prédations. L'an dernier, entre les bêtes disparues et celles qu'on a retrouvées mortes, il nous manquait 45 brebis à la fin de l'été", souffle Nans André, 34 ans, éleveur à Cérizols (Ariège), un village situé à une heure au sud de Toulouse. "En deux ans, 80 brebis perdues. Ça n'a plus de sens. Être agriculteur, c'est déjà assez difficile comme ça. Avec l'ours, c'est trop", dit-il, en caressant Siri, la fidèle chienne de berger qui lui obéit au doigt et à l’œil. Читать дальше...