Pourquoi Endrick ne peut pas jouer contre Monaco
L’attente est déjà palpable autour d’Endrick à Lyon, mais elle se prolonge plus que prévu. Présent depuis le 26 décembre, le jeune attaquant brésilien ne figurera pas sur la feuille de match face à l’AS Monaco ce samedi 3 janvier. Une absence frustrante pour les supporters, mais parfaitement logique au regard du cadre réglementaire français. Car au-delà de l’envie sportive, ce dossier se heurte à une succession de délais incompressibles.
Un mercato trop court pour un match trop proche
Premier verrou, le plus évident : le mercato hivernal n’ouvre officiellement que le 1er janvier. Avant cette date, l’Olympique Lyonnais ne peut tout simplement pas enregistrer Endrick auprès de la LFP. Or, entre une ouverture administrative et un match programmé 48 heures plus tard, la marge est inexistante. Même sans accroc, le calendrier ne joue clairement pas en faveur du club rhodanien.
Cette contrainte initiale déclenche un effet domino. Une fois le marché ouvert, encore faut-il que le dossier soit complet, validé et homologué. Et c’est là que les choses se compliquent davantage.
L’enregistrement d’un joueur venu de l’étranger implique plusieurs étapes : certificat international de transfert, validation du contrat, visite médicale et conformité administrative. En France, ce processus prend en moyenne trois à quatre jours ouvrables. Or, le 1er janvier tombe un mercredi, suivi d’un jeudi et d’un vendredi avant le week-end. Le compte n’y est pas. Résultat : l’homologation ne peut être effective qu’au début de la semaine suivante.
La DNCG, un frein supplémentaire et non négociable
À ce blocage s’ajoute une couche souvent sous-estimée : la DNCG. Sous surveillance financière depuis 2023, l’OL est soumis à un délai réglementaire supplémentaire pour l’enregistrement de tout nouveau contrat. Quatre jours minimum sont requis avant validation définitive par la Ligue. Ce paramètre rend toute dérogation impossible. Même avec un dossier parfaitement préparé, Lyon ne peut juridiquement pas accélérer la procédure. L’addition de ces contraintes enterre définitivement l’hypothèse d’une présence d’Endrick à Monaco.
Dans les faits, cette situation repousse non seulement ses débuts en Ligue 1, mais aussi ses premières minutes officielles sous le maillot lyonnais. Le calendrier devient alors plus clair.
Les débuts d’Endrick sont désormais envisagés pour le 11 janvier, face à Lille en Coupe de France. Un rendez-vous qui laisse le temps nécessaire à une homologation complète et conforme. Un contretemps frustrant, mais sans conséquence sur le projet sportif global.
Car en arrière-plan, le Real Madrid a sécurisé son joyau avec une clause claire : Endrick devra disputer un volume significatif de matchs avec Lyon jusqu’en juin 2026. Objectif assumé : garantir du temps de jeu et préparer au mieux la Coupe du monde 2026. À Monaco, il sera absent. Mais pour l’OL, l’attente reste stratégique, pas inquiétante.