“Les gouvernements tirent leur légitimité de leur propre population, pas de drapeaux étrangers.” L’ancien colonel belge Roger Housen parle d’expérience. Déployé comme officier en Afghanistan, il a constaté sur le terrain que la victoire militaire contre les talibans ne s’est pas traduite par un succès politique. Aujourd’hui, alors que Donald Trump a fait arrêter le président vénézuélien Nicolas Maduro et entend administrer le pays, Roger Housen craint que Washington ne répète les mêmes erreurs. “Ils ont oublié la différence entre ce qui est militairement possible et ce qui est politiquement réalisable”, déclare l’ancien colonel, interrogé par HLN.