Le technofascisme existe-t-il?
Dans un court essai engagé, l’historienne Sylvie Laurent bat en brèche l’idée selon laquelle la Silicon Valley ne se serait rapprochée du camp trumpiste que récemment, par opportunisme et pour défendre ses intérêts. La «Tech» s’inscrirait bien davantage, en réalité, dans le sillage de la révolution conservatrice reaganienne, dont elle représenterait une radicalisation ayant pour projet de refonder le pacte social et les imaginaires.