En 1980, le port de Mariel devient la porte de sortie de 125.000 Cubains vers Miami. Un exil massif qui servira de laboratoire à un futur prix Nobel d’économie, montrant qu’une vague migratoire n’écrase pas l’emploi local. Trente ans plus tard, Mariel devait être le grand hub maritime de Cuba entre Panama et l’Europe. Aujourd’hui, il incarne surtout un pari économique raté, dans une île privée de sa rente pétrolière vénézuélienne.