Antisémitisme et racisme antiblanc : la Nouvelle Rance de Jean-Luc Mélenchon
Désormais en roue libre, le fondateur de La France Insoumise multiplie les écarts de langage et les provocations. Depuis plusieurs années, Jean-Luc Mélenchon annonce ce qu’il appelle sa Nouvelle France. Retournant avec force provocation le slogan d’extrême droite, il entend « grand remplacer » les « Français de souche » des bourgs et des campagnes au profit des « racisés ». Et comme parmi les néo-Français, il y a de nombreuses personnes de confession musulmane, lui et son parti croient devoir parler quotidiennement de la bande de Gaza, à tout propos et lors de toutes les élections, municipales comprises.
Le système est maintenant bien rodé, mais il ne suffit plus. La députée européenne Rima Hassan a multiplié les saillies anti-israéliennes et -pour le dire avec un effet de litote- les déclarations ambiguës à l’égard des juifs, mais elle était plutôt isolée sur ce dernier point. Maintenant, le fondateur des Insoumis a pris le relai, sans que l’on sache si ses déclarations sont totalement maîtrisées ou s’il perd totalement le contrôle de ses nerfs. Dans tous les cas, c’est inquiétant de la part d’un candidat à l’élection présidentielle qui, comme tel, estime être en capacité de diriger le pays et de détenir le pouvoir ultime de l’arme nucléaire…
En effet, Jean-Luc Mélenchon connaît des difficultés récurrentes à bien prononcer certains noms, qui étonnamment sont toujours de consonnance juive. Après Jeffrey Epstein, c’est au tour de son concurrent Raphaël Glucksmann d’en avoir fait les frais le 1er mars, avant que le Lider Minimo ne tente de rétropédaler en parlant de manière ridicule d’une polémique « à l’initiative de l’extrême droite » (X, 2 mars 2026) A ce rythme, il faudra le débaptiser, au choix, en Jean-Marie Mélenchon ou Jean-Luc Le Pen…
La réaction, le 2 mars au matin, sur Franceinfo de Raphaël Glucksmann mérite également que l’on s’y arrête. En effet, il a prétendu que l’antisémitisme n’était ni de gauche, ni républicain. C’est globalement juste depuis un bon siècle, mais il ne faut pas oublier que, au XIXe siècle, l’antisémitisme était de gauche jusqu’à l’affaire Dreyfus et que la République s’est alors distinguée par une attitude peu reluisante.
Quoi qu’il en soit, après les clairs appels à l’insurrection de Mathilde Panot, après la chasse aux riches et moins riches de la part des parlementaires LFI, après les sorties antisémites de certains membres du parti qui rappellent les heures sombres de notre pays, ce n’est plus de la Nouvelle France qu’il s’agit, mais plutôt de la Nouvelle Rance…
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