La coalition anti-Daech sait par où passent les djihadistes qui se rendent en Syrie
Il s’agit de la plus grosse saisie d’informations depuis l’intervention du raid américain dans la maison d’un responsable de Daech en juin 2015. Dix mille documents et 4,5 térabits de données numériques ont été retrouvés dans la région de Manbij, au nord de la Syrie, rapporte le New York Times le 27 juillet 2016. Un mois plus tôt, les milices arabes et les Kurdes de Syrie, appuyées par les États-Unis, avaient chassé Daech de ce point d’entrée du califat, situé entre la frontière turque et Raqqa, la capitale autoproclamée.
Les autorités américaines et ses alliés, notamment européens, en savent désormais plus sur les réseaux des soldats étrangers, leur pays d’origine et les chemins empruntés pour accéder aux portes du «califat islamique». «Le but est que nous puissions tracer leurs réseaux depuis la source et pister tous les points de connexion, que ce soit en Europe, en Afrique du Nord, ou en Asie du Sud-Est», a précisé Brett McGurk, le représentant du président des États-Unis auprès de la coalition.
Stopper le flux de combattants étrangers
Il a ajouté posséder davantage d’éléments sur l’un des corridors les plus fréquentés par les djihadistes, celui des terroristes ayant sévi le 13 novembre 2015 à Paris. «Nous avons une meilleure compréhension de la manière dont Daech a facilité l’arrivée des ... Lire la suite