Parmesan, prosciutto, vin: braquages à l'italienne
À quoi bon braquer une bijouterie, ou une banque, quand on peut se contenter d'un butin d'une valeur équivalente dans une boucherie de quartier ou une cave vinicole perdue dans la campagne? À en croire les journaux italiens et ses pages de faits divers, la valeur des produits régionaux et des spécialités culinaires locales italiens est d'ailleurs parfaitement connue des malfaiteurs.
Récemment, le vol de centaines de caisses de Barolo est venu confirmer l'ampleur du phénomène. Au total, en un peu mois d'un mois, ce sont près de 400 caisses de ce vin onéreux, d'origine contrôlée, qui ont été dérobées dans deux propriétés du Piémont. Le montant du butin: 180.000 euros.
Les cambrioleurs «sont restés trois heures sur place environ et ont agi très calmement», a raconté au Wine Spectator Marco Parusso, propriétaire de l'un des deux domaines cambriolés, après avoir visionné les enregistrements des caméras de surveillance. Pour remettre la main sur ses bouteilles, il compte désormais sur la coopération des restaurateurs et l'aide de la police.
Une identité en péril?
Ces dernières années, en Italie, les «casses» de ce genre, souvent opérés dans des zones rurales, se sont multipliés et ont éveillé bien des vocations dans les différentes organisations criminelles du pays –dont l'appétit pour l'argent facile n'est plus à prouver, surtout lorsqu'il est accessible à moindre risque.
Les vins rares sont loin d'être les seuls ... Lire la suite