En grève à Vichy (Allier), des agents des services hospitaliers veulent faire entendre leur voix
Avec la signature du Ségur de la santé piloté par l’État à la suite de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus, les agents des services hospitaliers (ASH) bénéficient de 183 euros supplémentaires par mois, mais le syndicat FO entend se lancer dans une nouvelle bataille : celle de la grille indiciaire et des salaires.
Comme à Moulins et à Montluçon, ce lundi 21 juin, des professionnels du centre hospitalier vichyssois étaient en grève. En milieu de matinée, environ 70 personnes se sont retrouvées sur le parvis de l’établissement.
Des revendications nationales« L’indice majoré du premier échelon de la grille des ASH est inférieur au Smic, a dénoncé Florence Chonier, secrétaire générale FO à l’hôpital. Les établissements doivent octroyer une indemnité différentielle aux agents pour l’atteindre. Comment est-ce encore possible ? »
Une délégation a rencontré la députée de la circonscription, Bénédicte Peyrol, pour faire remonter ses revendications au sommet de l’État et obtenir une revalorisation.
Localement, des CDI promis par la directionLocalement, elle a aussi entamé des négociations avec la direction de l’établissement afin d’améliorer la situation des agents contractuels.
Sur les 166 ASH employés à l’hôpital sur des postes pérennes, 34 le sont sous contrats à durée déterminée. La direction s’est engagée à leur proposer un CDI à partir du mois d’octobre.
« Après cette vague, l’ensemble des ASH employés sur des postes permanents aura une sécurité de l’emploi », affirme Jessica Pariente, directrice des ressources humaines à l’hôpital de Vichy.
L’établissement de santé promet aussi un CDI aux nouveaux agents « au bout d’un an et demi et s’ils donnent satisfaction ».
Des contractuels dans l'attenteDans l’établissement, des personnels enchaînent les CDD depuis plusieurs années. C’est le cas d’Aurélie présente au rassemblement : « Cela fait cinq ans que je travaille à l’hôpital de Vichy et je suis toujours contractuelle. J’ai trois enfants et c’est très compliqué de se projeter dans l’avenir. »
Comme d’autres professionnels, elle souhaiterait accéder à terme à une formation d’aide-soignant. Sur ce point, et « sous réserve de financements », la direction s’est engagée à faciliter quatre départs en formation à l’IFAS pour l’année 2022.
Estelle Dissay