Adrien Pélissié, talonneur du CA Brive : "c’était une belle opportunité pour moi de rejoindre Brive"
A Biars-sur-Cère, Adrien Pélissié a vu le bout du tunnel. Pour le deuxième match de préparation du CA Brive, le talonneur de 33 ans, s’est vu offrir 10 minutes de temps jeu qu’il a croquées à pleines dents.
« Je n’avais repris l’entraînement à 100 % que depuis une semaine. Quand Patrice (Collazo) m’a demandé si cela me disait de jouer un petit peu, j’ai dit oui. J’étais très motivé. Après, niveau rugby, cela ne revient pas comme ça », souffle le natif de Septfonds, dans le Tarn-et-Garonne.
Sept mois sans jouerCela faisait sept mois qu’il n’avait plus joué. Depuis mi-janvier et sa blessure après seulement quatre minutes de jeu, contre Leicester. Touché au ligament croisé du genou droit. Quelques semaines plus tôt, il avait annoncé qu’il quittait Clermont, où il était arrivé en 2020, pour rejoindre le CA Brive pour la saison 2023-2024.
« Cela ne se passait pas comme je voulais à Clermont. Les aléas du rugby professionnel. Je n’en veux à personne. C’était une belle opportunité pour moi de rejoindre Brive, un club mythique du rugby français. J’espérais qu’il se maintienne en Top 14. Cela ne l’a pas fait, mais je suis très heureux d’être là », poursuit celui qui a été séduit par le discours d’Arnaud Mela.
Engagé à Brive pour deux ans, « sans doute mon dernier contrat, mais je ne suis pas ici en vacances hein », Adrien Pélissié n’a qu’une ambition. Travailler d’arrache-pied pour se faire une place dans l’effectif. « Même si tout va bien, les ligaments croisés, ce n’est pas anodin comme blessure. Des fois, je ressens encore de petites douleurs de cartilage, mais ce n’est pas grave. Je continue de travailler pour revenir à un bon niveau. »"C'est sans doute mon dernier contrat, mais je ne suis pas ici en vacances hein " prévient Adrien Pélissier.
La touche, secteur clé du CABS’il n’a repris l’entraînement collectif il n’y a que deux semaines, il avait évidemment bossé avant. « Dans le séparé, j’ai travaillé la touche. Je regardais les combinaisons sur les ordinateurs. La touche, c’est un peu pareil dans tous les clubs, mais il faut s’approprier le système pour être performant. Surtout à Brive qui était un des meilleurs alignements de Top 14 la saison passée. »
Brive n’est que le quatrième club d’Adrien Pélissié chez les pros. Il a commencé le rugby à Caussade où il a évolué jusqu’en Fédérale 3. Il a ensuite intégré l’équipe Espoir de Montauban, quand le club était encore en première division. « J’ai rejoint le centre de formation de Castres. Là-bas, l’horizon était bouché pour le Top 14. J’ai signé mon premier contrat pro à Aurillac où je suis resté quatre saisons et où j’ai vécu une finale de Pro D2. Ensuite, j’ai passé trois saisons à l’UBB et donc trois saisons à Clermont. »
Sept sélections avec le XV de FranceC’est quand il était à Bordeaux qu’il a été appelé dans le XV de France. « C’était en 2017-2018. L’apogée de ma carrière. J’ai participé à un Tournoi des Six Nations puis à une tournée en Nouvelle-Zélande. Je n’ai pas marqué de points sur cette dernière. On a perdu trois fois, sur des scores larges. Et après, d’autres joueurs ont émergé. C’est comme ça. »
Adrien Pélissié a aussi évolué à trois reprises avec les Barbarians pour affronter les Maori All Blacks, les Tonga et les Etats-Unis. « De super souvenirs. Les Barbarians, c’est très sympa, très symbolique. Cela te renvoie aux sources du rugby », insiste celui qui compte bien être un atout pour le CAB dans les deux ans à venir. Avant de reprendre une exploitation agricole sur ses terres natales, du côté de Septfonds.
Pascal Goumy