Sa liquidation judiciaire avait été prononcée le 8 juillet. La survie du chantier Méta était compromise. Pour cela, il allait falloir trouver l'acheteur qui voudrait relancer l'activité. C'est chose faite.
Il est le seul acheteur ayant fait une offre à Era enchères, à Villefranche-sur-Saône. Le chantier naval de Tarare a été acquis pour 80 000 € par Jean-Luc Domas, un entrepreneur de la région.
Repris il y a cinq ans par Philippe Brabetz, le chantier Méta a pourtant vu son chiffre d’affaires croître régulièrement depuis, grâce notamment à des commandes de bateaux professionnels. Ce chiffre d’affaires a ainsi atteint 1,7 millions d’euros en 2024, mais pour un résultat plombé par la perte réalisée sur la construction d’une vedette scientifique pour l’INRAE (- 200 000 €). Et pour couronner le tout, un contrat déterminant a pris du retard.
Résultat : une trésorerie dans le rouge.
Méta chantier avait été placé en redressement judiciaire début 2025, puis en
sa liquidation judiciaire a été prononcée le 8 juillet par le tribunal de commerce de Villefranche-sur-Saône. Il n'avait pas accepté l’unique offre de reprise du chantier.
Joyeuse nouvelle
La situation se trouvait donc en flottement. Le chantier allait-il être repris ? Et si oui, avec pour ambition de relancer la marque ou de débuter une nouvelle activité en récupérant l’outillage de l'acteur historique de la construction en aluminium épais ?
Verdict, la SARL Méta chantier naval, adjugée aux enchères, a trouvé preneur. Et Monsieur Domas, le nouveau propriétaire, a la ferme intention de faire vivre la marque.
Joyeuse nouvelle pour Tarare qui conserve son historique entreprise navale, étant, entre autres, le constructeur du célèbre
Joshua de Bernard Moitessier.