Le 6 septembre 2021, en la basilique d’Alençon (Orne), Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges (Haute-Vienne), a célébré les obsèques du père Mehdi Riffi, mort accidentellement et qu’il connaissait bien. Déclarant « pour Mehdi, la mort n’est plus un problème, pour nous, la sienne est aujourd’hui cause d’une souffrance profonde », Mgr Bozo a évoqué ce prêtre « qui savait tout à fait être irritant à ses heures » et pourtant « si généreux, si joyeux, si plein d’enthousiasme, si créatif, si talentueux, si original, qu’il était difficile de ne pas l’aimer beaucoup ». Il a admis que la mort de cet homme « de trente-huit ans, plein de santé, ordonné il y a un an pour servir l’Église… a toutes les apparences d’un non-sens ». Mgr Bozo a fait le lien avec le passage de l’Évangile sur Lazare : « Le reproche de Marthe à Jésus, nous le faisons nôtre spontanément : “Seigneur, si tu avais été là, mon frère, mon frère Mehdi, ne serait pas mort ! ” » et d’ajouter : « La seule réponse à ce drame de la mort de notre jeune abbé, est celle que chacun de nous donnera à la question… Crois-tu que Jésus est la résurrection et la vie, et que celui qui croit en lui, même s’il meurt, vivra ? » Mgr Bozo a confié que le père Mehdi avait « de nombreux charismes, de multiples talents » mais, a-t-il rappelé, le prêtre « n’est pas ordonné pour attirer à lui. Il est ordonné pour attirer à un autre, pour désigner l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Soulignant que c’est aux jeunes que « Mehdi voulait montrer que Jésus n’est pas une histoire du passé, mais Le Vivant », Mgr Bozo s’est adressé à eux : « vous qui êtes si déboussolés par la mort du père Mehdi, même si vous lui en voulez un peu d’être parti si vite, remerciez-le de ce qu’il a fait pour vous de ce qu’il a été pour vous, remerciez-le, en ouvrant grand vos cœurs à l’amour de Dieu, en cherchant Dieu ».